| Juillet 2010 | ||||||||||
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Rendre compte d’un conseil municipal de façon exhaustive, n’est pas chose facile dans un espace et un nombre de lignes raisonnable. Il y a toujours lors des tenues de ce conseil une première partie, où les sujets mis à l’ordre du jour, sont mis en discussion, la deuxième partie comporte un ensemble de sujets n’appelant pas de débat. Comme d’habitude je ne reprendrais pas l’ensemble des thèmes du conseil municipal, mais je ne retiendrai que les sujets entrainant une délibération.
Les trois sujets abordés lors de ce conseil qui me semblent importants sont : le barreau ferroviaire de Gonesse, le problème de la ligne D du RER, et la troisième porte sur le débat d’orientation budgétaire de notre ville. Si sur les deux premiers thèmes il y a eu unanimité, nous ne pouvons pas en dire autant pour le troisième sujet.
Sur le premier sujet de quoi s’agit-il ? Cela consisterait à faire une liaison RER entre la ligne D et la ligne B, permettant un gain de temps pour ceux qui sont obligés à l’heure actuelle de se rendre à la gare du nord pour reprendre la ligne B vers Roissy. Si ce choix devait être retenu, il verrait le jour à l’horizon 2017, pour un coût total de 210 millions euros.
En parallèle, depuis quelques semaines, un autre projet est avancé de 80 millions d’euros. Celui-ci consiste en la réalisation de lignes de bus en sites propres pour desservir Roissy, dont la mise en service serait prévue à l’horizon 2013. L’annonce de ce projet a fait craindre à l’abandon pur et simple de la liaison RER. Le conseil municipal dans son ensemble a considéré que la solution de lignes de bus n’est pas adaptée à l’ampleur du problème. De ce fait, les élus du conseil municipal à l’unanimité, se sont prononcés pour le barreau ferroviaire de Gonesse. D’autres communes, aussi bien de droite que de gauche ont fait le même choix.
Au-delà de ce sujet et de façon plus générale nous ne pouvons que constater que le Val d’Oise est non seulement mal desservi, mais les choses ont même tendance à se dégrader. Les nouveaux horaires de la ligne D ont conduit à une diminution de 4 trains par heure. En effet auparavant nous disposions de 12 trains par heure, aujourd’hui nous n’en avons plus que huit. A cet effet au travers d’une motion, le conseil municipal demande à la SNCF, une amélioration de la fréquence des trains, en rétablissant les quatre trains précédents. Le problème de dysfonctionnement des retards nous vient d’ailleurs. Trente huit pour cent du retard sont dus à la défaillance du matériel et 17 % sont dus à des problèmes d’infrastructures.
Sur le débat portant sur l’orientation budgétaire de notre ville, nous tenons en préalable à faire une petite mise au point. Il ne s’agit pas pour nous de nier l’évidence du contexte économique. Bien sûr que la crise de façon générale a un effet sur les budgets de nos communes, il serait ridicule de le nier. Mais vouloir sur ce principe éviter tout débat sur le budget, par une digression permanente a été considéré par nous manipulatoire. Nous avons pu noter que dans la présentation de celui-ci et dans les différentes interventions de la majorité, près de 95 % de l’exposé et des interventions ne parlait pas de notre budget, mais des conditions extérieures à celui-ci. A l’heure d’aujourd’hui, pour le simple citoyen que je suis, je n’ai pu savoir ce qu’il y avait dans ce budget.
Pire encore, certains élu de la majorité on pu même se contredire. Le rapporteur a pu nous affirmer que celui-ci se faisait sans suppression d’investissement, sans diminution de salaire, avec des frais de fonctionnement resserrés, avec un maintien de nos services, en remboursant nos emprunts. Alors pourquoi un peu plus tard, Monsieur le Maire nous a annoncé le report de certains travaux, comme ceux de l’école Salengro. On pourra toujours nous dire qu’il s’agit d’un report et non d’un abandon, mais dans tous les cas il n’est par porté sur le budget 2009, où est donc ce maintien de l’investissement si fortement avancé auparavant ? On voit bien que par son comportement de digression permanente la majorité a évité de parler de ce qui fâche. Pourquoi nous annoncé une rigueur qui ne se trouve pas dans les faits. Monsieur Claude Tibi, ne lisant que l’exposé donné dans l’ordre du jour et concernant l’achat des murs d’un commerce pour faire des parkings, s’étonne que après étude démontrant l’irréalisme de celui-ci, est revendu : où est donc cette rigueur de gestion ? Le rappel fait par monsieur Claude Tibi sur l’augmentation des indemnités des élus, même si elle fâche, même si celle-ci ne représente que 1% du budget, doit nous persuader qu’il ne s’agit pas de quantité mais d’éthique politique. Ce rappel fréquent fait aux élus de la majorité doit les convaincre qu’il s’agit d’un problème de conscience et de solidarité avec nos concitoyens si durement atteints. Prétexter, afin de se justifier, qu’une partie des indemnités sont reversées au PS, est proprement injustifié ; pourquoi les gonessiens devraient-ils payer la cotisation de Monsieur Blazy à son parti ? Le traitement de ce sujet par la dérision, en nous rétorquant que nous voyons les choses au travers du petit bout de la lorgnette, Monsieur le Maire, met tout simplement l’idée d’éthique politique dans : « sa poche ».
Au bout du compte nous aurons une augmentation de nos impôts, et ce n’est pas la remarque déplacé faite par Monsieur le maire, en comparant l’augmentation de plus de 10% de la ville de Cannes, l’une des villes les plus riche de France, que nous allons rassurer nos concitoyens. L’augmentation de nos impôts est un drame pour une ville comme la notre, où nous sommes déjà si fortement imposés.